Exposition

30 octobre au 28 novembre 2021

Vernissage

29 octobre 2021 / 17:00 - 20:00

Description

« 𝐶𝑒 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑢𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑒𝑎𝑢 𝑞𝑢𝑖 𝑚𝑎𝑛𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑛𝑣𝑖𝑟𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑢𝑙𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙 : 𝑐𝑒 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖, 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑛𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒𝑠 𝑑’𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒. 𝑂𝑛 𝑟𝑒𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒 𝑖𝑐𝑖 𝑙𝑒 𝑚𝑒𝑛𝑠𝑜𝑛𝑔𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 “𝑙𝑖𝑏𝑒𝑟𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑖𝑥” 𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑣𝑎𝑛𝑡𝑒́𝑒 : 𝑙𝑒 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑐𝑖𝑡𝑒́ 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑓𝑒́𝑚𝑖𝑛𝑖𝑛𝑒 — 𝑦 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑒𝑠𝑡𝑖𝑛𝑒́𝑒 𝑎𝑢𝑥 𝑎𝑑𝑜𝑙𝑒𝑠𝑐𝑒𝑛𝑡𝑒𝑠 — 𝑝𝑟𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑖𝑛𝑗𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑑𝑜𝑥𝑎𝑙𝑒 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑢𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑥𝑖𝑔𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑙𝑒𝑐𝑡𝑟𝑖𝑐𝑒𝑠 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑖𝑒𝑛𝑡 “𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠-𝑚𝑒̂𝑚𝑒𝑠”, 𝑞𝑢’𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 “𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑝𝑟𝑜𝑝𝑟𝑒 𝑠𝑡𝑦𝑙𝑒”, 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑒𝑛 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑖𝑥 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑢𝑛 𝑒́𝑣𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑙 𝑡𝑟𝑒̀𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑟𝑒𝑖𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑛𝑜𝑝𝑙𝑖𝑒𝑠, 𝑣𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑚𝑢𝑙𝑡𝑖𝑝𝑙𝑖𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑒𝑠𝑐𝑟𝑖𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑒𝑥𝑡𝑟𝑒̂𝑚𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑟𝑒́𝑐𝑖𝑠𝑒𝑠. 𝑆𝑢𝑟 𝑛𝑜𝑠 𝑚𝑢𝑟𝑠, 𝑠𝑢𝑟 𝑛𝑜𝑠 𝑒́𝑐𝑟𝑎𝑛𝑠, 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑔𝑎𝑧𝑖𝑛𝑒𝑠, 𝑢𝑛 𝑠𝑒𝑢𝑙 𝑡𝑦𝑝𝑒 𝑑𝑒 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑠’𝑖𝑚𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑑𝑜𝑛𝑐 : 𝑙𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑏𝑙𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒, 𝑐𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑗𝑒𝑢𝑛𝑒, 𝑚𝑖𝑛𝑐𝑒, 𝑠𝑒𝑥𝑦, 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒̂𝑡𝑒́𝑒. 𝐶𝑒 𝑚𝑜𝑑𝑒̀𝑙𝑒 𝑒𝑠𝑡-𝑖𝑙 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑒𝑛𝑣𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑒́𝑡𝑒𝑛𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑚𝑜𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠? »

Extrait (p. 199) Beauté fatale. Les nouveaux visages d’une aliénation féminine, Mona Cholle

 

Bio

Annie Baillargeon vit et travaille à Québec. Son travail pluridisciplinaire qui intègre la peinture, la performance, la vidéo et la photographie propose une représentation exaltée et transgressive du corps. Elle a été co-fondatrice du collectif Les Fermières obsédées (2001-2015), un collectif de performance principalement connu pour l’indiscipline qu’il a insufflée au genre de l’art action. Elle poursuit maintenant sa pratique en tant que membre- fondatrice du collectif B.L.U.S.H (2015-aujourd’hui).

Son parcours comprend plus d’une soixantaine d’expositions individuelles et collectives en centres d’artistes et musées ainsi que de nombreuses participations à des événements d’envergure au Québec, au Canada, aux États-Unis, en Amérique du Sud de même que dans plusieurs pays d’Europe.

 

Galerie

620, Côte d’Abraham
Québec (Québec) G1K 3P9
Canada

Du mercredi au dimanche
12h à 17h

Collaboration


 

Projet détournant une certaine image de la femme véhiculée par des médias numériques dans notre culture consumériste. Indubitablement, la promotion stérile et rigide d’un seul modèle de corps, qui se doit d’être mince et éternellement juvénile, conditionne le regard à rejeter le vieillissement féminin. La prédominance de ces représentations féminines uniformisées qui poussent les femmes à se considérer comme éternellement perfectibles et, par conséquent, à être constamment insatisfaites, transforme ces dernières en consommatrices idéales. Bien entendu, les industries cosmétiques et esthétiques profitent allègrement de ce piège systémique. Cette propagande est si efficace qu’à travers les médias sociaux, les femmes peuvent elles-mêmes se proposer comme outil de promotion, voire comme produit de consommation. Les plates-formes numériques mettent d’ailleurs à notre disposition toute une gamme de filtres facilitant la standardisation des corps, et encouragent ainsi le recours hâtif aux transformations esthétiques du visage, dépersonnalisant ainsi davantage les individus. Face à ce sempiternel remâchement de clichés féminins, que l’on espérait révolu, l’artiste entreprend de s’immiscer dans les rouages de cette machination afin de la faire dévier. Procédant à des séances de photographies performatives où elle aborde la problématique du vieillissement en s’infligeant des soins esthétiques déviants, l’artiste explore notamment la transformation de sa propre aliénation féminine par le biais de l’art.


 

L’installation, par l’accumulation délirante d’objets et de corps démultipliés, met en lumière cet état de narcissisme trouble provoqué par les modèles de femmes uniformisées martelés partout sur les réseaux sociaux. Révélant la situation grotesque dans laquelle nous nous trouvons, elle vise à mettre en évidence la discordance entre la réalité de nos corps pluriels et périssables et l’idée du caractère perfectible féminin. Afin de « corriger » notre physique, l’industrie de l’esthétique et du cosmétique offre tout un assortiment de produits et d’objets de consommations destinés au modelage et à la conservation du corps féminin. En menant une recherche sur le site de vente en ligne Amazon, l’artiste a réussi à collecter plus de 500 images de ces instruments cosmétiques, parmi lesquels elle s’est procuré plusieurs spécimens. Si ces étranges produits de formes et de couleurs variées et à l’aspect souvent futuriste peuvent avoir quelque chose de séduisant, leurs technologies douteuses les rendent surtout inquiétants. Elle a exploré ces derniers par le biais d’un projet Instagram sur le compte @SQUAREFEMININITY.

La création de ces portraits met en scène la dérision de soins sous forme de séance photo performative où l’artiste aborde la problématique du vieillissement en s’infligeant des soins esthétiques déviants. Elle explore notamment comment sa propre aliénation féminine peut être transformée par le biais de l’art. Ces manifestations plastiques détournent les sujets abordés au profit d’une métaphore d’un mal-être contemporain.

pourleweb
CÔTÉS DROITS ET ANGLES ÉGAUX (capture), Annie Baillargeon, 2021
essai90
Collagène Gold (capture), Annie Baillargeon, 2021

Exposition

7 mai au 12 juin 2022

Exposition à venir

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Trompe-l'œil