Programmation spéciale

27 octobre 2018 23:30 – 00:30

2e cycle

28 octobre 2018 00:30 - 01:30

Description

Dans le cadre de l’événement LES NUITS MNBAQ | NUIT SOLAIRE, un programme de vidéo d’art, de cinéma expérimental et d’animation est présenté au 3e étage du Pavillon Pierre Lassonde. 2 cycles sont prévus: de 23h30 à 00h30 et un autre de 00h30 à 1h30. Prenez note qu’en fonction du déroulement de la soirée et de l’appareillage technique, les heures de départ peuvent être légèrement décalées.

Le programme sous le thème « Nuit solaire » est un commissariat de Sébastien Hudon, directeur artistique de La Bande Vidéo.

 

PROGRAMMATION COMPLÈTE

1) Sun Moon Stars Rain (2009), Leslie Supnet. 3min20.

Une élégie animée pleurant la disparition des enfants de Mère Nature.

Biographie
Leslie Supnet est une artiste de l’image en mouvement qui utilise tout à la fois l’animation, le média trouvé et les pratiques expérimentales du film et de la vidéo. Son travail a été présenté internationalement dans des festivals internationaux, galeries et microcinémas: TIFF (Short Cuts Canada), International Film Festival Rotterdam, Melbourne International Animation Festival, Experimenta India, International Short Film Festival Oberhausen, WNDX, Edge of Frame/Animate Projects et plusieurs autres. Elle a aussi réalisé des commandes pour Reel Asian, Pleasure Dome / Art Spin, the8fest, Cineworks et Film Pop! (Pop Montréal). Leslie a une maîtrise de L’Université de York et enseigne l’animation argentique et numérique dans différents centres d’artistes, organismes à but non lucratifs et pour la faculté d’ Art et Continuing Studies à l’OCAD University.

 

2) Atomes en quête d’immatérialité (2018), Anne-Marie Bouchard. 5m40.

« Il n’y a qu’une seule morale qui vaille dans cette histoire, une seule donnée essentielle : nous ne sommes que de dérisoires étincelles au regard de l’univers. Puissions-nous avoir la sagesse de ne pas l’oublier. » – Hubert Reeves

Les recherches récentes en physique et en chimie permettent le développement de nouveaux matériaux aux propriétés fascinantes. Les chercheurs ont ainsi créé des nano-particules photo-luminescentes, des points quantiques, qui émettent de la lumière. En les observant au microscope, on a l’impression de plonger notre oeil dans un télescope. Ces points lumineux formeront peut-être la surface de votre prochain écran, ou relaieront encore plus d’informations, et plus rapidement, dans une nouvelle génération de fibres optiques.

Biographie
Anne-Marie Bouchard vit et travaille à Québec. Elle réalise des vidéos depuis 1999 et crée des installations depuis 2001. Ses réalisations s’inscrivent dans un cinéma expérimental, d’art et d’essai. Son cinéma est un art de perceptions, d’impressions, d’évocation : de poésie. Ses œuvres vidéographiques ont été présentées lors de festivals tels que: Manchester International Film Festival, Traverse Vidéo de Toulouse, Chicago Music and Movies festival, Off-Courts, (Trouville-sur-mer, France), International Film Festival Ireland (Clonmel, Irlande), Fantasia, (Montréal), Les Instants Vidéo, (France), Cinema on the Bayou (Louisiane) et San Diego Underground Film Festival (Californie). Ses installations ont été présentées in situ et dans des galeries comme: le CRANE Lab (France), le Studio XX (Montréal), le Grave (Victoriaville), la Galerie WARC (Toronto), ainsi que la galerie du Vidéographe (Montréal).

 

3) Gaze (2012), Michael Flomen. 6m08.

Gaze est une complainte expérimentale en noir et blanc transposant les préoccupations photographiques de Michael Flomen dans le langage vidéographique. Dans une œuvre exploitant les limites du média, Flomen poursuit sa réflexion sur notre rapport conflictuel à la nature.

Biographie
Michael Flomen est né à Montréal en 1952. Il a commencé à prendre des photographies à la fin des années 60 et a présenté plusieurs œuvres sur différents continents depuis 1972. Maître de la chambre noire, il a ainsi collaboré et imprimé nombre d’artistes dont Jacques Henri Lartigue pour une exposition phare qui circula au Canada et aux Etats-Unis au milieu des années 70. Sa première publication de «photographies de rue» en 1980, influencée par le formalisme photographique de Cartier-Bresson, a été de près suivie de « Still Life Draped Stone » en 1985. Dès le début des années 1990, Flomen change de format, en photographiant la neige et produisant des projets sous le titre de RISING. Depuis les 20 dernières années, autodidacte, il cherche à simplifier sa technique afin de travailler avec la nature elle-même. L’eau, la lumière des mouches à feux, le vent et d’autres phénomènes naturels, deviennent une source importante d’inspiration pour ses oeuvres. Le travail de Michael Flomen se trouve dans les collections du George Eastman House, de la Los Angeles County Museum of Art, du Musée National des Beaux-Arts du Québec, du Norton Museum of Fine Art, du Philadelphia Museum of Art, de la National Gallery of Canada et au Whitney Museum of American Art. (Musique: Giancarlo Volcano).

4) La Lune (2010), Sabrina Ratté. 2m20.

Inspirée des débuts de l’art vidéo, La lune est une exploration poétique des limites du numérique à travers la manipulation et la transformation d’images simples comme l’eau et la lune.

Biographie
Sabrina Ratté vit et travaille entre Montréal et Paris. Après un baccalauréat et une maîtrise en production cinématographique à l’université Concordia à Montréal, elle se concentre principalement sur le médium de la vidéo. Son intérêt pour les débuts de l’art vidéo l’amène à travailler avec des technologies analogiques telles que la synthèse vidéo et les feedback visuels. Elle intègre ensuite l’animation 3D et plusieurs effets numériques à sa démarche, ce qui permet la création d’architectures plus complexes ainsi que d’une esthétique intemporelle. Ses oeuvres se situent à mi-chemin entre l’abstraction et le figuratif, le paysage et l’architecture, et sur la fine ligne qui sépare le réel du virtuel. Son travail inclut des installations, impressions et performances live. Elle est représentée par la galerie Laffy Maffei à Paris et la galerie Ellephant à Montréal. (Musique: Roger Tellier-Craig).

 

5) S’inventer des mondes; à l’aube de la noirceur (inédit, 2018), Pierre Blache. 10min38.

Mes recherches vidéographiques s’articulent autour du potentiel esthétique de la science et l’incursion parmi les territoires de l’imaginaire. En créant des paysages fictifs qui oscillent entre la représentation de la genèse de l’Univers et sa fin apocalyptique, je cherche à transporter le spectateur dans un monde surréel.

Je réalise de la vidéo povera en m’inspirant de publications d’introduction à la chimie qui s’adresse aux jeunes enfants, pour concocter une série d’expériences performatives, où la transmutation de la matière et la confrontation des forces cosmiques sont étudiées, documentées et mises en scène. (La musique est «Sisene» de Jari Pitkanen)

Biographie
Pierre Blache a reçu une formation en photographie et en arts visuels au Collège de Matane et à l’Université Concordia. En parallèle à sa pratique artistique, il a longtemps œuvré dans le milieu montréalais de la diffusion photographique. Depuis une dizaine d’années, il parcourt les grandes villes du monde pour s’imprégner de leur culture et de leur énergie. La vidéo est arrivée dans son travail de façon insidieuse, sans doute pour combler cette incapacité de la photographie à rendre adéquatement le mouvement et le passage du temps.

 

6) Combustion (2011), Renaud Hallé. 4 min. 

Le feu utilisé comme matériau visuel et musical.

Biographie
Né à Montréal en 1989, Renaud Hallée étudie le cinéma au cégep Saint-Laurent, puis s’oriente vers le baccalauréat en composition musicale à l’Université de Montréal. Il élabore ensuite une œuvre exploratoire et ludique fondée tout autant sur des préoccupations visuelles que musicales. Renaud Hallée conçoit ses films comme le ferait un musicien avec son instrument, sans avoir recours aux services d’une large équipe, élaborant des systèmes à la fois sonores et visuels d’une remarquable cohérence. Son premier film, Gravité (2009), est doté d’une trame sonore produite par le son d’objets tombant sur le sol. Viennent ensuite Sonar (2009), film d’animation sélectionné, notamment, aux festivals d’Annecy et d’Ottawa, puis Combustion (2011), exploration sur les propriétés sonores et visuelles du feu sélectionnée dans plusieurs festivals, dont le Toronto International Film Festival et le SXSW d’Austin. Les horlogers (2013) est présenté sous la forme d’une installation à la Place des arts de Montréal avant d’être primé aux festivals d’Ottawa et d’Hiroshima.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7) Robot Pavlov Sputnik(2014), Olivier Hockenbull. 7min23.

C’est en utilisant l’animation canonique « Synchromie » de Norman McLaren comme point de départ, qu’Hockenbull crée cette réinterprétation abstraite et saturée aux accents modernistes. Reflet du paysage médiatique actuel, cette œuvre peut être vue comme une fantaisie, une chimère des codes et signaux futuristes du cinéma de science-fiction. Robot Pavlov Sputnik réaménage la qualité spécifique des codes, de ses glissements et variabilités, ses défauts de textures et ondes. (Musique: Lisa Walker et Alcvin Ryuzen Ramos)

Biographie
Olivier Hockenhull travaille dans de nombreux domaines : film, vidéo, installation en arts médiatiques, design et l’écriture n’ont de secrets pour lui. Il a enseigné à la Northwestern University (Chicago) et fait des conférence à diverses universités du Canada, des États-Unis et d’Europe. Il a réalisé de nombreux films documentaires, drames, comédies, expérimentaux et politiques. Ses oeuvres ont étés présentés internationalement et acclamé par la critique. Iconoclaste, son travail est un voyage visionnaire intime, spirituel et poétique. Il a été impliqué dans l’étude, la théorie et l‘utilisation d’images issues des nouvelles technologies de création et d’édition. Il a été associé à la recherche du Centre for Image et Sound Research à Vancouver et directeur/résident au Banff Centre.

 

8) Dans la lumière (Voici ce à quoi ressemble 500,000 watts de son et lumière combiné à plus de quarante motocyclettes en marche) (2011), Alana Ryley. 4m42.

Dans la lumière (Voici ce à quoi ressemble 500,000 watts de son et lumière combiné à plus de quarante motocyclettes en marche) est un enregistrement vidéo fait à partir d’une application Iphone reproduisant l’effet d’une capture 8 mm. Il a été réalisé lors du « Harley Show 2011 », un spectacle de musique, lumière et motocyclettes Harley Davidson tenu chaque année à Montréal. Produite originellement pour l’émission intitulée « Vente de garage » et diffusée à ARTV, cette oeuvre d’une grande simplicité souligne avec éloquence l’accessibilité et la souplesse de la vidéo numérique comme média d’expression poétique, privilégié.

Biographie
Alana Riley est une artiste photographe et vidéaste basée à Montréal. Elle détient une maîtrise en arts visuels complétée à The Roski School of Fine Arts à l’University of Southern California à Los Angeles. Les oeuvres d’Alana Riley ont été présentées dans des expositions individuelles et de groupe au Canada, en Europe, aux États-Unis et en Chine. Riley a été nominée comme finaliste du prix Flash Forward pour les photographes émergents de la Fondation Magenta au Canada en 2010. La même année, elle a reçu le Prix Pierre-Ayot, décerné par la Ville de Montréal.

 

9) Le souffle d’Uranie(2014), Véronique La Perrière M. 9 min.

Le souffle d’Uranie met en scène une procession d’images cosmiques animées par les apparitions et les disparitions d’une matière évanescente. S’inspirant de l’histoire de l’astronomie et de l’influence des astres sur l’évolution de la conscience humaine, le film médite le mystère et la fragilité de l’existence.

Biographie
Véronique La Perrière M. est une artiste qui vit et travaille à Montréal. Sa pratique multimédia s’organise autour de questionnements en lien avec la mémoire et la trace, la perception et l’identité, l’invisible et le fantasmagorique. Elle est détentrice d’une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal et d’un doctorat interdisciplinaire (PhD in Humanities – Fine Arts) de l’Université Concordia. Son travail artistique a été présenté dans différents lieux au Canada et à l’étranger – aux États-Unis, en Australie, au Luxembourg, en Suède et en Finlande.

 

10) Midnight Wind (2012), Nicolas Fidala. 6 min.

Dans une ville, deux personnes tentent de se rejoindre. La ville est déserte. Durant le voyage, Allie vit ses derniers moments sur Terre, avant la collision de celle-ci avec le soleil.

Biographie
De l’Île de la Réunion, Tokyo, pour finalement arriver à Montréal, Nicolas Fidala a couvert une partie importante des continents en soif de création ; et ce, pour s’ancrer dans le monde de l’art. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts et de L’Institut de l’image de l’Océan Indien. Au cours de ses études, il apprend les rouages de l’infographie 2D. Une nouvelle passion s’éveille en lui pour la photographie et la cinématographie. Il complète alors ses études à Québec avant de venir s’installer à Montréal. Il devient superviseur de la retouche photographique dans un studio commercial. Depuis il est cofondateur de Visualbox à Montréal. Il apprend à mélanger quelques techniques de peinture à la photographie pour produire des images réalistes à travers le matte painting. À l’heure actuelle, il se consacre au cinéma et à la postproduction. (Musique: Olivier Sainte-Marie).

 

11) Extase Galactique(2012), Carol-Ann Belzil Normand. 1min42.

Le film Extase Galactique est l’expression d’un fantasme presque enfantin de représenter toute la complexité de l’univers dans une forme très schématique et humoristique. Par une progression destructive du monde, c’est l’extase du trop plein vers le vide, un vide occupé par la présence des constellations et du noir de l’univers. Les effets sonores cheaps permettent une narration continue du film qui progresse tranquillement vers la contemplation du silence.

Biographie
Carol-Ann Belzil-Normand vit et travaille à Québec. Elle détient une maîtrise en arts visuels ayant pour sujet la posture éthique et esthétique du frivole dans sa création. Lors de sa maîtrise, elle a été sélectionnée pour faire une résidence à La Bande Vidéo avec la contribution du Fonds Fondation-René-Richard de l’École d’art de l’Université Laval. De plus, elle est récipiendaire de deux bourses du programme Première Ovation de la Ville de Québec. Parallèlement, elle collabore à de nombreux événements multidisciplinaires alliant le son, la vidéo et la performance. Ses films d’animation ont été présentés lors de nombreux festivals notamment enAllemagne, au Canada, en Catalogne, aux États-Unis, en France, en Italie et en Russie.

MNBAQ

Pavillon Pierre Lassonde (3e étage)
Musée national des beaux-arts du Québec,
179 Grande Allée Ouest,
Québec (Québec) G1R 2H1
Canada

Dans le cadre des