John Blouin, Anne-Marie Bouchard, Marco Dubé, Diane Landry, Pascale Leblanc-Lavigne, David Ricard et Teharihulen Michel Savard

Faire machine arrière

Résidence collective

22 janvier au 22 avril 2024

Description

FAIRE MACHINE ARRIÈRE est la première itération d’un projet de résidence collective axée sur l’écoresponsabilité et le réemploi d’appareils électroniques dits « désuets ». En groupe, en duo ou individuellement, nos sept artistes participant·es seront invité·es à s’abandonner au bidouillage en s’armant d’une panoplie d’outils d’autrefois depuis longtemps en dormance.

FAIRE MACHINE ARRIÈRE a pour visée, dans le milieu des arts médiatiques, de ralentir l’obsolescence et la surconsommation d’outils numériques de création en l’intégrant dans un processus de recherche plastique et artistique novateur. Le projet cherche à assurer la survivance de ces techniques et savoir-faire charnières dans l’histoire de notre centre en les transposant dans une époque contemporaine que l’on sait insatiable d’avancées technologiques.

Merci à LA CHAMBRE BLANCHE, SPIRA et Avatar de nous avoir ouvert les portes de leurs parcs d’équipements respectifs, où nous avons pu dénicher quelques bijoux électroniques d’antan.

 


 

Ce projet a reçu l’appui financier de la première vague du Programme de partenariat territorial de la Ville de Québec, issu d’une entente entre le Conseil des arts et des lettres du Québec et la Ville de Québec, en collaboration avec Culture Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches.

 




Pascale leblanc lavigne

Pascale LeBlanc Lavigne vit et travaille à Québec (Canada). Elle est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université Laval. Ces dernières années, son travail a notamment été soutenu par les centres d’artistes Avatar, La Bande Vidéo et par LA CHAMBRE BLANCHE. Récemment, ses œuvres ont été présentées au festival Technomancie en France, au LAB30 en Allemagne, au festival d’art sonore TSONAMI au Chili, ainsi que dans le cadre de plusieurs expositions solos et collectives au Québec, notamment au Mois Multi (2019), à Espace F (2019) et à Perte de Signal (2019). Pascale LeBlanc Lavigne réalise des œuvres cinétiques et sonores imprécises qui, de ce fait, mettent à l’épreuve leur propre structure. Malgré la précarité de leurs assemblages, ses réalisations sont conçues avec l’intention de générer des formes aux échos poétiques, dans un état transitoire entre création et destruction.

TEHARIHULEN MICHEL SAVARD

Artiste multidisciplinaire autodidacte, Teharihulen Michel Savard est membre de la première Nation Wendat de Wendake. En 2009, il participe à La loi sur les Indiens Revisitée, produite par le Musée huron-wendat avec ses œuvres Divulgation proactive et Réciprocité. Son travail a aussi été présenté lors de l’exposition Résistance : Plus jamais l’inaction dans le cadre de la Manif d’art 7, Biennale de Québec en 2014 et dernièrement, il a participé au projet Yahndawa’ qui réunissait 7 artistes de Wendake et 7 artistes de Québec, projet initié par VU.

Artistes participant·es

JOHN BLOUIN

Lors de ses études en littérature, John Blouin devient projectionniste à l’ONF. Il y fonde Cabina Obscura, performances cinématographiques alliant projecteur 35-16 mm et numériques, ombres et trame sonore en direct. Il déambule ainsi dans quelques villes et festivals, de Montréal à Beijing. John s’intéresse à une autre facette de l’image en réalisant des films dont Change OverFilmstripe et Gate, trilogie sur la mort d’un cinéma et À Harton!, un court métrage au seuil de la fiction et du documentaire. Il est le cinéaste producteur du long métrage documentaire Vaillancourt : regarde si c’est beau.
Présentement, il travaille sur une installation cinématographique et interactive, RAGE. Il est commissaire indépendant en art médiatique et directeur artistique d’EXEcentrer. En 2020, il fût lauréat du Prix du CALQ, Artiste de l’année en Chaudière-Appalaches.

anne-marie bouchard

Anne-Marie Bouchard vit et travaille à Québec. Elle réalise des vidéos depuis 1999. Ses réalisations s’inscrivent dans un cinéma expérimental, non narratif, d’art et d’essai. Son cinéma est un art de perceptions, d’impressions, d’évocation : de poésie.
Ses œuvres vidéographiques ont été présentées lors de festivals internationaux tels que : London expérimental et Aesthetica Short (UK), Athens Digital Arts Festival (Grèce), Traverse Vidéo et Instants Vidéos numériques et poétiques, (France), Analogica (Italie), Festival du Nouveau Cinéma et Antimatter (Canada).

MARCO DUBÉ

Marco Dubé est un artiste « tout terrain » en production vidéo, depuis la fin des années ’90. Par la réalisation, la prise d’image, le montage et la postproduction en tout genre, il s’implique autant dans des projets artistiques, corporatifs, communautaires que sociaux. Pour la scène, on retrouve ses œuvres et collaborations en théâtre, danse, musique et littérature vivante. L’intuition en exploration sonore et visuelle est souvent à la base de son travail de création.

DIANE LANDRY

Diane Landry se croyait peintre, mais par la pratique en atelier et la réalité quotidienne, elle se dirige naturellement vers des œuvres installatives et performatives influencées par le readymade et ses préoccupations de recyclage. Bref, elle bricole, elle patente. Elle aime se mettre dans des contextes qui viennent ébranler ses habitudes de création, en réalisant des résidences d’artistes à travers diverses cultures. Ces séjours bousculent ses réflexes de création et l’amènent vers des défis constamment renouvelés. Ces œuvres ont fait l’objet d’une large diffusion au Canada, aux États-Unis, en Amérique latine, dans plusieurs pays d’Europe, en Chine et en Australie.

DAVID B. RICARD

David B. Ricard, artiste multidisciplinaire basé à Québec, travaille avec la vidéo, le théâtre, le cinéma et la performance. Ses intérêts de recherche se concentrent sur la création intuitive et introspective. Il développe des outils d’improvisation et d’interaction qui favorisent la création spontanée et les échanges interartistiques. Ses penchants écosophiques le poussent à privilégier le détournement, la réutilisation et la remise en valeur d’outils jugés obsolètes. Les réflexions philosophiques et émotionnelles, ainsi qu’une approche expérimentale de la narrativité le poussent à développer des œuvres difficiles à classer.

Bureaux et studios

541, rue Saint-Vallier Est,
1er étage (C.P #2)
Québec (Québec) G1K 3P9
Canada

Du lundi au vendredi
9h à 12h – 13h à 17h

Collaboration